Stanislas Liban, photographe.
"Le flou, c'est la recherche du mouvement comme on ne le voit pas. Chaque photo est un moment, suspendu, entre les points de départ et d'arrivée du geste. Les attitudes sont naturelles, parfois typiques de l'activité du sujet. Le mouvement est immobilisé dans un cadre trop strict pour contenir le sujet, il l'enferme. J'ai choisi de libérer la photo, et par là même de (ne pas) définir la notion de temps. Cette liberté créée par le noir ou le blanc dans lequel le sujet se fond, apporte une notion d'espace plus grande et donc une continuité du mouvement. Le spectateur peut donc imaginer une suite aux moments saisis. Alors, on se concentre sur un détail, mis en valeur par un contraste marqué qui gomme le superflu. Et l’on se focalise sur l'essentiel : le mouvement en lui-même."